

Puits de surface :
Avec les puis artésiens mais avec un examen spécifique
Actuellement les ouvrages de captage non forés (puits de surface et puits filtrants, y
compris puits creusés par aspiration) sont des travaux inclus dans la sous-catégorie «
Entrepreneur en excavation et terrassement » (4280). Dans le cadre de la réforme de
la qualification professionnelle, la RBQ entend scinder les travaux en assainissement autonome
et les travaux des puits de surface et puits filtrants (y compris puits creusés par aspiration)
des travaux d'excavation et de terrassement. Cependant, contrairement à la demande de l'AESEQ,
la Régie ne veut pas séparer en deux sous-catégories distinctes les travaux d'assainissement
autonome d'une part, et les puits de surface et puits filtrants d'autre part.
La Régie est catégorique, elle ne veut créer qu'une seule sous-catégorie. Elle propose
plutôt de regrouper dans la future sous-catégorie 2.1 « Entrepreneur en captage des eaux »,
l'ensemble des travaux qui sont soumis au même Règlement sur le captage des eaux souterraines
Q-2, r.1.3. (RCES), soit le forage de puits (actuellement 4518) et les puits de surface et
puits filtrants, y compris puits creusés par aspiration (actuellement 4280).
Nous avons soumis la question à la quarantaine de membres oeuvrant dans le domaine des
puits et pompes qui participaient à notre session d'information qui se tenait le 18 février
dernier à Drummondville. La réponse unanime des membres présents est claire. Ils ont d'abord
rappelé que l'expertise requise pour effectuer ces deux types de travaux est très différente.
Cependant, ils pourraient accepter l'idée de regrouper ces deux types de travaux dans
la future sous-catégorie 2.1 « entrepreneur en captage des eaux »,
en autant que l'exécution
des forages de puits tubulaires ne soit permise qu'aux entrepreneurs qui auraient réussi un
examen technique spécifique aux ouvrages de captage forés et la même chose pour les puits de
surface et puits filtrants, y compris les puits creusés par aspiration.
L'objectif visé est de permettre aux entrepreneurs qui forent des puits tubulaires
de réussir la portion de l'examen technique qui les concernent, et de la même manière, pour
les entrepreneurs qui font des puits de surface et puits filtrants. Autrement, soit les uns,
soit les autres, soit les deux pourraient échouer un examen combiné unique, ou pire encore,
être habilités à exécuter des travaux pour lesquels ils ne possèdent pas les compétences et
le savoir-faire!
En effet, dans les faits, la majorité des entrepreneurs qui exécutent les puits de
surface ne possèdent pas les compétences techniques pour creuser des puits tubulaires, et
vice-versa. Et ce, même s'ils doivent tous respecter le même Règlement sur le captage des
eaux souterraines (RCES).
Ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est que des entrepreneurs qui
ne sont pas compétents dans un domaine puissent avoir le droit de faire ces travaux, que ce
soit des puits artésiens ou des puits de surface.